Les textes de ROYAL CAJUN


 

Jour de Noël

Les beignets entassés jonchent le plateau doré,
Les gens s'affairent, se bousculent et fendent la nuée,
Le reflet d'une vitrine dévoile le manège opposé.

Le ballet incessant des caddies use les pensées,
Les allées de bêtises, remplies, dévalisées,
Les questions fusent sur la dinde, la bûche et les marrons glacés.

Ref :
Ce soir c'est noël,
Les gens sont plutôt contents,
Ils dépensent leur amour,
Et les soucis partent au vent.

Les galeries chaque année par centaines allumées,
Pareilles à des étoiles, on s'y laisse attirer,
Les cadeaux au grenier, les mômes, la cheminée.

Ref :

Cherbourg

On s'y croyait boudé du soleil,
Par le gel de la nuit sur les rouges terres,
Mais les rayons qui habillent les abeilles,
Longues parcelles d'une divette pour te plaire,

Longer les quais, traverser la fontaine,
Aux abords d'un théâtre qui sent les primeurs,
Les rades, les cafés bourdonnent par dizaines,
Hum, et louvoient les pêcheurs.

Ref :
Jamais l'amer et laver les amours,
Où l'on y fait escale un beau jour,
Cherbourg c'est la pointe qui rêve pour toujours,
D'un pays entre Londres et Barcelone,
D'un pays où l'on s'ébat sans vergogne.

Sans amertume les vents sont dispersés,
La pluie, les gouttes d'eau, mielleuses et frivoles,
La tôle pliée des sous-marins à quai,
Les marins saouls pliés de trop d'alcool.

Ref :


La peine

Il y a des songes dans les haines ;
Des phrases d'enfants qui traînent ;
Il y a des ombres qui promènent ;
Des "sésames" et des bouts de laine ;
Il y a des mentors un peu sourds ;
Qui ne brassent que de l'air et passent autour.

Oh,oh Voilà où ça nous mène,
Oh,oh Ca n'en vaut pas la peine.

Comme ces femmes que j'ai aimées,
L'amour a tout oublié,
Dilapider les journées,
Où de rage elles m'ont enlisé,
Des représailles et des coups de pieds,
Après tant d'années à flâner.

Oh,oh Voilà où ça nous mène,
Oh,oh Voilà où ça nous mène,
Oh,oh Voilà où ça nous mène,
Oh,oh Ca n'en vaut pas la peine.

 
   
 

Amélie Poulain

Un être humain qui ne va pas bien,
Ses os se tordent comme de rien,
Plus on se lève et plus on s'éteint,
Plus l'appétit du mot demain,
Qui fini comme le chocolat,
Qui nous coule entre les doigts,
Qu'on le laisse,
Ou qu'on s'en remette au fabuleux destin,

D'Amélie Poulain,
D'Amélie Poulain.

Un homme à terre regarde en l'air,
Ces yeux rivés sur hier,
Lorsqu'il courrait, même à l'envers,
Sans savoir s'qu'on a bien pu faire,
Pour finir dans cet état la,
Comme une ombre au fond de soi,
Qu'on délaisse,
Ou qu'on s'en remette au fabuleux destin,

D'Amélie Poulain,
D'Amélie Poulain.


Un jour

Le ciel semblait si bas, ils te tenaient dans leurs bras,
La nuit t'avait envahit, sous son aile elle t'a pris,
Le regard dans le vide, les mots semblent bien futiles,
La rancœur des temps passés, semble à jamais oubliés.

Oh, le vent me fait vibrer,
Oh, la tristesse m'envahit,
Oh, un chagrin un regret,
Oh, qui nous suit toute une vie.

Assis seul sur mon banc, le regard dans le néant,
Je vois dans l'inconnu, que le destin l'a voulu,
Tu as franchi cette rivière, quitté ce monde austère,
Tu as traversé ce grand miroir, où la souffrance n'est qu'illusoire.

Ref :

Le ciel semblait si bas, ils te tenaient dans leurs bras,
La nuit t'avait envahit, sous son aile elle t'a pris,
Le regard dans le vide, les mots semblent bien futiles,
La rancœur des temps passés, semble à jamais oubliés.

Ref :

S'allonger dans l'herbe

S'allonger dans l'herbe,
Quand le feu reprend,
Un souffle acerbe,
Porté par le vent,
Cent pas font l'été,
D'un lot de labeurs,
Sans que j'taille la route,
Pour lasser mes leurres.

Ref :
J'vais m'allonger dans l'herbe,
J'y reste jusqu'au soir,
J'rêve de faire une trêve,
de n'plus être aux abois.

Midi à la porte,
Commencer l'ennui,
De ces années mortes,
Qu'on sème et poursuit,
Goûter au printemps,
Balader la peur,
Que l'on a du temps,
Et de ses erreurs.

Ref :

Peu importe

Plus rien à faire,
Plus rien à dire,
Les sœurs sont par terre,
Et l'on doit partir,
Loin des femmes voilées,
D'années de martyr.


Plus rien ne sert,
Plus de sourires,
Les choses vont se faire,
Et l'on va subir,
La mort paraît si franche,
Qu'on marche en silence.