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Pères éternels à tout prix, quittant ou croquant la vie
A tout jamais vous hantez les pensées de vos têtes brûlées
A chaque naissance revient l’arborescence
Enraciné dans nos passés, votre nom réapparaît
On peut pleurer l’absent ou maudire le présent
Quoi que l’on y fasse, on marche sur vos traces
A chaque question, on adopte vos positions
Conditionné par tant d’années, le geste réapparaît
Toi mon fils aujourd’hui, puisses-tu garder dans tes veines
Si jamais tu me fuis, la coutume de dire « je t’aime »
Que seule cette habitude ne tombe en désuétude
Emmitouflé dans tes idées, jamais ne disparaît
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