J’avais dans les yeux mes amis, déchiquetés
Par les ravages de la peste brune.
Partis en lambeaux, lacérés
Comme un brasier en haut des dunes.
Plus personne ne racontera ma victoire
A vos marmots, menacés de trous noirs
Mais nul ne sera jamais blanc
Même si certains s’estiment suprêmes
C’est une course de tous les temps
Pour accepter d’être nous mêmes
Que restera-t’il de mes exploits
De curé en résistance assoiffé
Je combattais pour qu’on reste droit
Pour sauvegarder notre fierté
Les succès s’effacent dans ce monde provisoire
Seuls restent, les bégaiements de l’histoire.
Mais nul ne sera jamais blanc
Même si certains s’estiment suprêmes
C’est une course de tous les temps
Pour accepter d’être nous même |